Les maîtres de l’Orge

« Sur cette bière, je bâtirai mon empire »

Dans les librairies, il existe toute une littérature autour du thème des bières, surtout des ouvrages concernant la fabrication de la bière, les guides des brasseries et des bières, la cuisine à la bière, etc… Dans la catégorie des romans, il y a bien sûr le recueil de nouvelles de Philippe Delerm, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.
C’est donc avec une certaine excitation que j’aborde la lecture de la série Les Maîtres de l’Orge illustré par Francis Vallès et scénarisé par Jean Van Hamme, éditée par Glénat. Le deuxième est un auteur connu du grand public puisque c’est le créateur des séries Largo Winch, XIII et Thorgal. C’est déjà un gage de qualité au niveau du scénario. L’illustrateur, moins connu du grand public, a travaillé sur des bonnes séries comme Rafales et Rani.

Chacun des 7 tomes de cette série aborde une période de notre histoire moderne avec en toile de fond les aventures de la famille Steenfort sur plusieurs générations. Le 8e tome s’attarde sur des événements entre les différents tomes.
À la lecture du premier tome, cela fait penser à une saga familiale avec son lot des conspirations et non-dits. Au fur et à mesure, on est happé par ces différents destins. De la création de la brasserie à la holding, tout l’univers brassicole est décrit avec précision.
L’intégralité du scénario écrit à l’avance permet d’avoir un récit réellement soutenu où la tension et les enjeux ont une place importante. La série étant terminé depuis 2001, pas d’attente entre chaque album, ainsi les 8 tomes se lisent d’une traite, tel un « binge BDing ».
Pour ceux qui n’aime pas la bande dessinée, il vous reste la série adaptée pour la télévision en 6 épisodes de Jean-Daniel Verhaeghe, datant 1996. Pour ma part, la lecture de cette série est nettement plus intéressante que cette œuvre cinématographique.

À l’occasion de la diffusion des téléfilms, la production a fait brasser la Steenfort par la Brasserie à vapeur de Pipaix, en Belgique. Cette bière n’aura pas survécu aussi longtemps que dans le récit suite à un conflit sur la qualité. En effet, le brasseur a suivi la recette de l’histoire. Or, cette recette sortait tout droit de l’imagination du scénariste !

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